Viager et investissement locatif : comparatif des critères clés
Investissement initial et financement
En viager, l’apport initial correspond au bouquet. Celui-ci peut être modulé et permet d’investir avec un effort financier ajustable. Comme pour toute acquisition, des frais de mutation et des honoraires d’agence peuvent s’ajouter. Le paiement se poursuit ensuite via la rente viagère, fixe (hors indexation) et sans assurance emprunteur obligatoire. L’investissement locatif fonctionne différemment : il nécessite un apport initial, des mensualités de crédit fixes et le plus souvent, une assurance emprunteur, ce qui augmente le coût global du financement.
Rentabilité : loyers vs gains en viager
Le locatif offre un rendement brut de 4 à 6 % à Strasbourg. En viager, la rentabilité ne repose pas sur les loyers, mais sur la différence entre la valeur vénale et le coût réel d’acquisition (bouquet + rentes). Plus la décote est forte, plus la perspective de plus-value est intéressante.
La rentabilité peut également être renforcée lorsque le bien présente un potentiel de valorisation : travaux, modernisation, division ou optimisation de la surface. Ce potentiel pourra être exploité dès la libération du bien, selon le type de montage choisi.
Comme vous pouvez le constater sur le schéma, même dans le cas d’un viager occupé plus long que prévu, le coût d’acquisition sera nettement moins élevé que pour un investissement locatif, et la différence peut encore être plus marquée en cas de carence locative ou de remise en état du bien suite à un changement de locataire.
Sur cet exemple, pour arriver au même coût d’acquisition il faudrait que le viager se poursuive sur une durée de 30 ans, soit 15 ans de plus qu’initialement prévu, et qu’il reste occupé sur toute la période. En cas de libération anticipée le viager deviendrait alors libre et il serait ainsi possible de le louer.

